Les Amis de Frigide Barjot ActualitésCommuniqués de presse

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

« Elle est partie la pute ?« 

LAURENT BAFFIE CONDAMNÉ POUR INJURE PUBLIQUE

ENVERS VIRGINIE TELLENNE

La XVIIe chambre correctionnelle de Paris, spécialisée dans la répression de l’homophobie, a jugé que « les prises de positions de Virginie Tellenne sur le mariage pour tous ne constituent pas une provocation pouvant justifier la violence de ses attaques.« 

« C à vous » : Laurent Baffie insulte Frigide… par lefigaro

Paris, vendredi 23 juin 2017

Ce jeudi 8 juin 2017 a été marqué par le dénouement heureux de l’affaire de Virginie Tellenne-Frigide Barjot contre Laurent Baffie, qui l’avait insultée en direct (« Elle est partie la pute ?« ) dans l’émission C à vous sur France 5 le lundi 17 novembre 2014.
L’affaire était d’importance car jugée par la XVIIe chambre correctionnelle du TGI de Paris, chambre que le président Emmanuel Macron avait pris pour modèle de lutte contre l’homophobie dans sa lettre aux LGBTQI.
Il s’agissait en fait de la troisième « audience » du procès en homophobie globale de Virginie Tellenne, ex-Frigide Barjot.
En tant que représentante médiatique du mouvement citoyen de la filiation homme-femme qui s’était manifesté de novembre 2012 à mai 2013, Virginie Tellenne avait été traitée de « pire des homophobes » en avril 2013 par le sénateur Jean-Pierre Michel, à l’époque rapporteur de la loi Taubira, et l’avait poursuivi diffamation et injure publique : elle avait alors été déboutée. Tout comme en 2014, lorsque la leader de la préservation de la filiation Homme-Femme avait été qualifiée par tweet d' »immonde Barjot » par Pierre Bergé, mécène de la reproduction marchande par PMA et GPA, qui avait à l’époque laissé planer la responsabilité de Virginie Tellenne sur la mort du jeune anti-fa Clément Méric. En ne faisant pas droit à ses demandes de faire condamner les auteurs de ces propos injurieux, la XVIIe chambre correctionnelle du TGI avait, en 2013 et 2014, laissé impunie la présomption d’homophobie de Frigide Barjot.
Ce 8 juin 2017 devait marquer un important revirement de jurisprudence. Virginie Tellenne poursuivait cette fois une personnalité médiatique, Laurent Baffie, de qui elle avait pourtant été l’amie jusqu’aux manifs de 2013 : il avait alors totalement changé de comportement à son égard, l’insultant à plusieurs reprises, sous prétexte d’homophobie, à la radio et la télévision. Et il avait refusé de s’excuser avant qu’elle ne se soit « publiquement excusée auprès de la communauté homosexuelle pour tout le mal qu’elle a pu leur faire« .
Ce procès a donc donné lieu à la confrontation de deux notoriétés du PAF, l’une militante chrétienne de la filiation biologique de chaque enfant, y compris dans les couples de même sexe, l’autre agitateur médiatique des causes libertaires de gauche, et de plus en plus adepte des dérapages envers les femmes. Le bâtonnier Pierre-Olivier Sur et Maître Mathias Chichportich, avocats de Virginie Tellenne, ont su rappeler la modération du comportement de Virginie Tellenne dans son activité militante depuis 2012 et l’absence d’exception d’humour dans l’attitude de Laurent Baffie, qui se défendait en prétendant vouloir « faire marrer » le plateau.
La question qui se posait à la chambre des droits LGBTQI était finalement la suivante : peut-on valablement traiter une femme de « pute » parce qu’il serait homophobe de défendre publiquement la promotion d’une union homosexuelle égale en mairie, mais préservant, comme le mariage homme-femme, l’égalité de naissance et de filiation biologiques des enfants ?Dans son délibéré, la XVIIème chambre a jugé que non : « Il ne saurait davantage être soutenu que l'emploi de ce terme (« pute ») répondrait à une provocation de la part de la partie civile, Laurent Baffie n’apportant aucun élément en ce sens, sauf à affirmer, ce qui n’a aucun sens, que les prises de position de Virginie Tellenne sur le mariage pour tous constitueraient une telle provocation, de nature à justifier la violence de ses attaques.« 
Rejetant la provocation (sous-entendue homophobe) de la partie civile Virginie Tellenne, le tribunal a donc condamné Laurent Baffie pour injure publique à son égard. Il a motivé précisément sa décision, suivant ainsi les réquisitions de la procureure en soulignant la gravité et la sérénité des débats sur le plateau et ainsi la violence faite à Virginie Tellenne.
Les Amis de Frigide Barjot se réjouissent de ce revirement de jurisprudence de la XVIIème chambre du tribunal correctionnel : il est enfin reconnu publiquement que l’action de Virginie Tellenne n’est pas « une provocation« .
Elle est ainsi, avec sa famille et tous ceux qui la soutiennent dans son combat pour la filiation biologique homme et femme, blanchie de tout soupçon d’homophobie par ce jugement devenu définitif. Laurent Baffie n’a pas jugé bon d’en faire appel.
Virginie Tellenne se trouve enfin lavée de quatre ans d’insultes aussi injustes qu’ininterrompues, et peut donc continuer son action en faveur de la filiation biologique des enfants restaurée par l’union civile homosexuelle sans filiation d’intention.
Les Amis de Frigide Barjot remercient ici les avocats de Virginie Tellenne et se félicitent que la chambre spécialisée contre l’homophobie ait fait preuve de ce discernement, comme la leader de la filiation biologique l’avait souligné dans une lettre au président Macron : cela permet d’aborder l’ouverture imminente de la PMAnonyme individuelle et pour couples de femmes dans un climat serein et, comme promis par le nouveau président, propice au dialogue avec toutes les associations.
Les amis de Frigide Barjot

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